Des experts américains indépendants débattront en direct jeudi des mérites d’un vaccin anti-covid, tandis qu’en Europe l’Agence européenne des médicaments, elle aussi en pleine délibération sur plusieurs candidats vaccins, s’est dite victime d’une cyberattaque.
Le virus s’invitera aussi au sommet des dirigeants européens jeudi et vendredi, qui espère débloquer enfin le plan de relance post-Covid (750 milliards d’euros) et le budget de l’UE 2021-2027 (1.074 milliards), paralysés par un veto hongrois et polonais.
Les Etats-Unis se livreront jeudi à un exercice de transparence inédit dans le monde et dont le revers est qu’il les a empêchés d’être les premiers à vacciner leurs citoyens: pendant une journée en direct sur internet, une vingtaine de spécialistes vont examiner les données du vaccin du duo américano-allemand Pfizer/BioNTech afin de recommander ou non son autorisation. L’issue ne laisse aucun doute: l’Agence des médicaments (FDA) a déjà jugé le vaccin sûr et efficace dans une synthèse des données mardi.
“La transparence a été excellente, à la fois dans ce qu’a donné Pfizer et dans la synthèse de la FDA”, dit à l’AFP Eric Rubin, professeur de microbiologie à Harvard et l’un des 23 membres qui voteront.
Une fois ces étapes franchies, restera à distribuer le vaccin, tâche coordonnée par le gouvernement fédéral et confiée au secteur privé. Les transporteurs se sont dits prêts à opérer.
La ville de New York espère ses premiers lots dès dimanche a indiqué son gouverneur Andrew Cuomo. Ils seront destinés aux personnels et pensionnaires des maisons de retraite, ainsi qu’aux personnels hospitaliers.